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vendredi 2 octobre 2009

La formulation positive : faire le point!


La formulation positive des objectifs, des arguments, des projets, des demandes... dans la communication devient vite une alliée du succès en de très nombreuses situations professionnelles et privées.

Lors des séminaires en communication, la plupart des auditeurs prennent instinctivement conscience que cette nouvelle pratique renforce les chances de succès en toutes entreprises, quelles qu'elles soient. La perspective de devenir un praticien de la formulation positive séduit rapidement celles et ceux qui prennent conscience des bénéfices potentiels de cette nouvelle pratique communicationnelle. De nombreux engagements sont donc pris pour traduire le "ne pas" en une nouvelle formule constructive. Encore mieux, la légende du "petit lapin rouge" qui consiste à attirer l'attention des mêmes auditeurs sur les effets pervers de l'utilisation du mot "problème" (je me suis seulement engagé à le taire) dans des expressions telles que "pas de problème" (traduite en "pas de lapin rouge") hante plus d'un esprit. Certains de ces esprits semblent même, selon mes sources, carrément torturés par cette soudaine découverte!

Bien sûr, un tel changement peut effectivement générer des effets très positifs et appréciables tant dans la vie professionnelle que privée. S'il est vrai qu'une excellente façon d'atteindre ses objectifs consiste à les formuler en des termes à connotation positives, cette pratique constitue quand-même un apprentissage équivalent à celui d'une langue étrangère. Il est donc compréhensible que certains puissent ressentir une déception (voire friser l'obsession) quand ils s'aperçoivent de l'ampleur du travail et de la facilité avec laquelle les anciennes pratiques verbales reprennent leurs droits.

Le moment est, de toute évidence, venu pour formuler quelques conseils et réflexions sur la pertinence d'une telle décision de changement.

La formulation positive :
  • Constitue un excellent exercice de prise de contrôle du discours. Elle mobilise une telle attention et demande de tels efforts de réflexion qu'elle conduit l'émetteur à maîtriser la phase d'encodage du message entrainant ainsi une formulation plus adéquate (en état de conscience) de son message le rendant plus simple, bref, précis, cordial.
  • Est particulièrement utile et nécessaire aux professionnels de la communication. Il vaut mieux, cependant, que cet apprentissage reste agréable. Il est donc opportun de se poser la question des enjeux (qu'ai-je à gagner) et de privilégier d'autres changements plus accessibles et plus directement utiles si nécessaire.
  • S'avère plus simple à intégrer au départ de la sphère privée avant d'être appliquée au milieu professionnel où il semble plus "risqué" de s'y essayer.
  • Peut s'appliquer lors d'entretiens aux enjeux faibles. Il est préférable de la pratiquer sur un entretien par jour de façon régulière et durable que de vouloir l'appliquer sur l'ensemble d'une journée. Y aller pas à pas allège le poids de l'apprentissage.
En conclusion, il est important de clarifier pour chacun ce qu'il y a à gagner dans un tel effort d'apprentissage. Si nous acceptons qu'un petit changement puisse avoir de grands effets sur notre communication, choisir d'appliquer une nouvelle pratique plus "légère" permet d'induire du changement, de générer de la satisfaction et, par là, prépare le terrain pour des décisions plus ambitieuses engageant ainsi un nouveau processus entraîné par un effet de spirale positive.

Un petit peu chaque jour!

Eric Nenin
Article écrit avec des termes et phrases à connotation positives pour exemple.

1 commentaire:

Laurent Brixius a dit…

Merci pour cette piqûre de rappel, Eric. On voit que c'est la période des vaccins ;)

La bonne habitude de la formulation positive nécessite effectivement quelques efforts sur le long terme. Je me surprend encore souvent à reprendre mes anciennes habitudes... Mais comme tu me l'as dit, le simple fait d'être conscient qu'on utilise une formulation négative est déjà un grand pas en avant.

Amicalement,

Laurent